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Les remparts
Selon la tradition, la première fortification est construite au 9e siècle par le Comte Helgaud II. Renforcée et agrandie au 13e siècle, elle subit une diminution notable après la prise de la ville par les troupes de Charles Quint en 1537. Le tracé du nouveau corps de place empiète largement sur l’espace urbain. Replié en rupture de pente du plateau, le rempart isole la ville haute des quartiers bas. Les ingénieurs Errard de Bar Le Duc, Antoine de Ville et Vauban sont successivement chargés de conforter la place forte. A l'ouest du dispositif défensif de la ville, le front de La Madelaine se compose de 5 tours circulaires du 13e siècle et du bastion de Bouillon. Le front sud conserve 2 tours médiévales. A l'opposé, le front nord est percé d'une porte, la porte de Boulogne, reconstruite en 1828.
La citadelle
Tournée vers l'estuaire de la Canche, la citadelle s'est établie sur un promontoire qui domine de 40 mètres la vallée. Elle emprunte les bases d'un château royal construit par Philippe Auguste au 13e siècle dont la porte en arc brisé encadré par deux tours massives est l'élément le mieux conservé. Au 16e, la proximité de la frontière espagnole incite le roi Charles IX à construire une citadelle défendue par cinq bastions tournés vers la ville et la campagne. Remaniée à plusieurs reprises jusqu'à la fin du 19ème siècle, la citadelle est déclassée en 1929, trois ans après son classement au titre des « Monuments Historiques ».
L'abbatiale Saint-Saulve
Construite au 12e siècle, l'abbatiale Saint-Saulve occupe l'emplacement d'un monastère plus ancien dédié à saint Walloy, fondé au 10e siècle. Dans ses dispositions initiales, l'édifice présentait un plan caractéristique des églises de pèlerinage avec choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes. Reconstruite après le tremblement de terre de 1467, l'abbatiale est incendiée lors du siège de 1537 et perd définitivement son choeur, son transept et l'étage de ses fenêtres hautes. Dernier vestige de l'édifice du 12e siècle, le bloc de façade est constitué d'une tour massive coiffée d'un clocher à lanternon au 18e siècle. Son portail sculpté a été exécuté après 1467. Le trésor d'art sacré de l'abbatiale Saint-Saulve constitue l'un des plus beaux ensembles du nord de la France. Il conserve de magnifiques témoins de l'art religieux occidental du Moyen Age au 19e siècle, parmi lesquels se distingue la plus ancienne crosse d'Europe.
L’Hôtel-Dieu Saint-Nicolas
Fondé en 1200 par Gauthier de Maintenay, seigneur de Montreuil, l’Hôtel-Dieu conserve sa vocation hospitalière jusqu’en 1992. Sa reconstruction sous Napoléon III est suivie d’une restauration de la chapelle par l’architecte hesdinois Clovis Normand qui n’a gardé de l’édifice du 15e siècle que le portail flamboyant. Ses boiseries et son mobilier sont de superbes exemples de l’art sacré des 17e et 18e siècles. Même si les reliquaires et objets d’art qui composent son trésor sont des plus remarquables, c’est par ses archives, intégralement conservées, que l’Hôtel-Dieu se distingue.
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